Affaire DSK et guerre du web made in UMP: hasard ou ... ?

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Depuis des années, le camp sarkozyste est gêné par Internet et spécialement le web qui a très peu d’ admiration et d’affection pour son chef.

Hé oui, lweb français est majoritairement anti-sarkozyste.

En 2007, alors que la campagne de Sarkozy était axée sur les + de 65 ans, ceci n’avait pas trop de conséquences et le site de la campagne présidentielle de Sarkozy, sorte de collection de discours lénifiants et de vidéos à la gloire du chef, suffisait.

François de la Brosse avait imposé ses vues, en bon publicitaire classique et ceci d’autant plus que Loic Le Meur, détesté et rantanplanisé par une grande majorité d’ Internautes, était devenue l’ icone du sarkozysme sur le web.

Bien installé déjà à l’ UMP, au coeur des projets web dont sa société l’ enchanteur des médias profitait très bien au niveau financier, Arnaud Dassier s’ était fait discret et observait.

Pour 2012, tout est différent. Les “seniors” ont appris à regarder le web et même l’organe central du Sarkozysme, le Figaro, les pousse à aller sur le web.

L’ Internet et le Web se retrouvent donc un truc “nécessaire” pour la campagne de Sarkozy, et ceci d’autant plus qu’ à droite, la désormais fréquentable Marine le Pen, a depuis longtemps ses relais (comme par exemple le très fréquenté fdesouche.com ).

Sans que cela n’ émeuve les contribuables ou la cour des comptes, un jeune HEC, Nicolas Princen, est payé par les fonds publics pour surveiller le web en ce qui concerne le sujet “Sarkozy”.

Habituellement très disert, un autre HEC, Benjamin Lancar, hésite à définir et expliquer la “stratégie web “ de l’ UMP.

A côté de ceci, des responsables UMP font des sorties sur Internet qui laissent à penser les plus crédules qu’ ils sont idiots ou vivent au début du XXème siècle.

Pourtant, régulièrement, un petit groupe de responsables de l’ UMP, et parfois de très hauts responsables, suivent des séminaires sur le web, le bouche à oreille du web, les rumeurs du web et toutes les utilisations des armes de l’arsenal classique de guerre du web.

N’ ayant pas forcément grand chose à dire et pas forcément un bilan de fond à défendre , l’ objet des actions web et Internet de l’ UMP est plus de mener une “guérilla” et d’ harceler l’adversaire.

Cela est d’ ailleurs particulièrement adapté à la France car contrairement aux USA ou à d’autres pays où les gens vont majoritairement voir ce qui est “conseillé”', l’internaute français, fidèle à son ancêtre gaulois et à son image de “jamais content” adore aller voir ce qui est “sale”, “scandaleux” ou “sujet à controverse”.

En bref, sur le web “français”, si vous voulez que les gens aillent sur la page bidule, ne dites pas “chez bidule c’ est bien” mais “qu’est-ce que c’ est naze chez bidule” ;-)

Pour cela, certains prétendent que des “mercenaires” auraient été recrutés et nous pouvons par exemple indiquer que nous avons été approchés par une agence de comm avec un discours tout en périphrases qui indiquent quand on enlève les couches qu’ il s’agit clairement de guéguerre sur le web pour répandre des rumeurs, moquer les autres ou noyer le poisson dans la marée.

Il est d’ ailleurs intéressant de noter que les habituelles grosses agences de comm ne se mouillent pas et que ces actions souterraines semblent avoir été confiées à des seconds couteaux.

La manière dont l’affaire DSK a été relayée par un “anonyme” jeune UMP, Jonathan Pinet puis par Arnaud Dassier, qui avait déjà relayé l’affaire de la Porsche de l’ ami de DSK devenue la Porsche DSK par la magie du nettoyage d’un complément de nom, pourrait être typique de la méthode UMP mise au point pour 2012.

Notons au passage que le site Atlantico où oeuvre le même Dassier, est + un opposant à Mediapart, Bakchich ou Rue89 ou autre qu’un site en lui-même.

Ce qui est écrit sur “  Affaire DSK : Arnaud Dassier se défend d'avoir "orchestré" un complot “ éclaire étrangement ce qui s’ est passé pour relayer le “scandale DSK”. Encore plus mystérieux que la femme de chambre est l’ informateur ami qui a averti Pinet ..

maj: on a appris ensuite que le "pote" qui avait transmis l' info sur DSK à Pinet est un dénommé Boris, stagiaire du SOFITEL, source aussi d'un dénommé Tristan, qui serait un des assistants parlementaires de Bernard Debré (qui a été le pendant de Dassier du côté politique pour faire résonner le scandale DSK).

Pour un peu, on pourrait même se croire dans le roman “ French Tabloïds “ de Jean-Hugues OPPEL  qui est absolument à lire avant les élections si vous voulez imaginer ce qui peut s’y passer …

21 mars 2001. Jacques Lerois, commissaire aux renseignements généraux, est en planque avec son équipe devant un hôtel particulier de la banlieue parisienne cossue. Un député de la majorité y organise un pince-fesses et il est toujours utile de savoir qui fréquente qui dans les arcanes du pouvoir. Soudain, un corps traverse le champ de vision de ses jumelles et s'écrase dans la cour pavée de l'hôtel. Il s'agit d'une femme, entièrement nue, qui a filé des combles au rez-de-chaussée par la voie la plus rapide...
28 mars. Simon Pierry, Jean-Lus Matthieux et Paul Lassène s'installent dans leurs bureaux flambant neufs. Ils viennent de créer PML Consulting et font partie du troisième cercle de pouvoir, celui des sans-grades, des interchangeables, des besogneux, du côté du président en exercice. Leur mission est simple : à un an des prochaines présidentielles, assurer la réélection du sortant. Le moyen : empêcher le candidat de la majorité parlementaire d'atteindre le second tour en le faisant battre dès le premier par un "invité surprise". Concrètement, dans cette machination, PML est chargé d'organiser la peur dans les médias.
30 mars. Piers Goodwhile descend de l'Eurostar et reçoit une mallette contenant arme, argent et cinq disquettes. C'est un spécialiste de la manipulation mentale, de l'interrogatoire poussé, sans violence, qui atteint toujours son but, un as dans son domaine. Son contact pour son nouvel emploi en France : Jacques Lerois.
La défenestrée serait une prostituée venue de l'Europe de l'Est, chargée en alcool et opiacés au moment de sa chute. Mais l'enquête n'avance guère et est même retirée au lieutenant Hélène Carvelle. Député oblige.
Sur les disquettes de Piers Goodwhile quinze cibles potentielles. Une seule emportera la partie, un anonyme haineux, amateur d'armes, qu'il s'agit de manipuler, baptisé Nemrod. Victor Courcaillet pourrait bien être celui-là : petit artisan, il est fâché avec tout le monde, il voit des complots partout, une sorte de paranoïa qu'il entretient dans son salon en tripotant amoureusement les armes qui sont devenues ses seules compagnes.
PML Consulting engage sa tâche de lobbying de l'insécurité. Tous les moyens sont bons pour que leurs cibles, télévisions, radios et presse écrite montent en épingle le moindre incident, le moindre évènement, pour en faire un élément de l'insécurité ambiante. Mais ils ne sont eux-mêmes qu'un rouage de la machine qui s'ébranle, ils ignorent tout de Nemrod...
Tels sont les personnages mis en place par Jean-Hugues Oppel dès l'ouverture de son récit. Ce sont eux qu'on va suivre jusqu'au lendemain du dimanche 21 avril 2002, jour ou une majorité de françaises et de français se sont réveillés avec un gout amer au fond de la gorge et un chef de l'extrême droite présent au second tour de l'élection majeure du pays.
Jean-Hugues Oppel a justement sa petite idée sur la question et il montre à travers ce récit de politique-fiction comment la partie s'est jouée, comment chacun d'entre nous s'est retrouvé pris dans une vaste machination où le rôle des différents médias fut prépondérant... et manipulé.
Jean-Hugues Oppel fait du roman noir avec l'Histoire immédiate. Il ne juge pas. il expose, il décrit. Des faits, rien que des faits. Pas de sentiments, pas de fioritures. Un écriture sèche, simple. Des litanies de grands titres barrant les unes de la presse durant cette période. Des chapitres courts reprenant la chronologie de chacun des personnages qu'on apprend à connaître un à un.
Mais cette simplicité affichée cache un véritable travail. On pense bien sûr à l'hommage appuyé rendu au maître Ellroy dès la citation mise en exergue, mais aussi à travers ce roman tout entier : par son titre, par son style, par sa mise en forme même.
Le 21 avril 2002 avait semble-t-il réveillé les français, c'est ce qu'on avait voulu croire. Jean-Hugues Oppel sonne le rappel, mais on voudrait bien croire cette fois qu'il ne s'agit que d'une fiction...

avis à lire sur http://www.polarnoir.fr/livre.php?livre=liv248

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Commentaires sur: Affaire DSK et guerre du web made in UMP: hasard ou ... ?

Intéressant ce partage

Rédigé par : mutuelle swiss life | 18 mai 2011 13:57:36

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