Internet, web et e-commerce en Russie

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Internet russeLa Russie est en 2012 le premier pays par nombre d'internautes dans la zone européenne.

Il y a environ 80 millions d'internautes russes dont 20 millions à l'extérieur de la Russie (Allemagne: 50 millions; France 40 millions).

29 millions d'internautes russes passent beaucoup de temps sur les réseaux sociaux (dont les fameux odnoklassniki et vkontakte).

21 millions d'internautes russes sur mobile avec un taux de pénétration de smartphones d'environ 17% pour une consommation mensuelle en moyenne de 500 mo.

A noter que les chiffres indiquent 1,5 puce de téléphone par russe (il est courant d'avoir plusieurs téléphones) et que MTS, premier opérateur mobile russe avec 31% du marché a 70 millions d'abonnés ! (Orange en france en a 26 ou 27 millions). Les 2 autres principauex opérateurs mobiles du marché russe (Beeline et Megafon) ont 24% et 27% du marché, c'est-à-dire aussi d'énormes quantités d'abonnés.

La pénétration d'internet en Russie est de l'ordre de 50-60% avec de fortes disparités entre les 2 capitales Moscou et St-Petersbourg (où ce taux est sensiblement le même qu'en France) et la province.

Parmi les 4 plus gros sites web d'Europe en nombre de visiteurs, 3 sont russes:

  • mailgroupe.ru avec 79,5 millions de vu
  • Axel Springer avec 73,8 millions de vu
  • Yandex avec 71 millions de vu
  • Vkontakte.ru avec 67 millions de vu

Si les 3 premiers sont en fait plusieurs sites (comme quand le Figaro compte et annonce dans son audience plusieurs sites web), Vkontakte est UN seul site (sorte de Facebook à la mode russe).

Singularité russe: Google est loin de faire la loi. Yandex est leader de la recherche avec environ 60% du marché devant Google (25%), mail.ru et rambler.

On estime le marché du e-commerce russe à 10 milliards de dollars dont 8 milliards concernent des marchandises physiques. Cela représente 89 millions de commandes dont 45 millions venant des régions (c'est-à-dire d'autres endroits que de Moscou et St-Petersbourg).

Au niveau investissements, l'argent coule à flots sur, dans et sous .. le web russe.

En 2011 les principales opérations ont été bien sûr l' IPo de Yandex (1,3 milliard de dollars) mais aussi les investissements de différents fonds dans:

- Qiwi (150 millions de dollars par Mitsui&Co)

- Vkontakte (112 millions de dollars par mail.ru  cf Yuri Milner DST)

- Ozon ( 100 millions par Rakuten, Alpha Associates, Index Ventures)

- KupiVIP (55 millions par Accel Partners, Mangrove Capital, Balderton Capital)

Attention quand même à ne pas voir la Russie comme le nouvel eldorado formidable de l'internet.

La super machine Rocket internet et le roi de la blitzkrieg Oliver Samwer en a fait l'expérience.

Tout d'abord la Russie est grande géographiquement mais pas aussi imposante économiquement (PIB de 1800 alors que la pauvre France qu'on voit tant en déclin en a un de 2800 ;-)). Beaucoup moins que les autres BRIC.

Le PIB par habitant est de l'ordre de celui des habitants de la Polynésie française et de la Croatie.

L'IT russe est certes séduisant. 300000 personnes y travaillent dont à peu près 100000 dans le web (on estime à 100000 aussi le nombre de développeurs sur ces 300000 personnes) MAIS il est non seulement très difficile de recruter (et ceci d'autant plus que les jeunes et nouveaux diplômés sont moins nombreux qu'il y a quelques années car ils sont la génération née pendant la perestroika, génération moins nombreuse) mais aussi compliqué de garder les gens (car il existe en Russie une vraie inflation des salaires et un énorme turn-over).

Ne croyez pas avoir en Russie du développeur et du web-truc pas cher. A Moscou notamment les prix et coûts sont couvent plus élevés qu'en France.

Si le salaire moyen d'un développeur russe est d'environ 1500 dollars, la différence est énorme entre Moscou, St-Petersbourg et les villes de province.

Enormément de projets internet et web lancés en Russie n'ont aucun intérêt économique et aucune viabilité. Cela peut être le résultat d'une lubie, d'un caprice ou d'une mode que finance pendant quelques temps un oligarche qui ne sait que faire de l'argent du pétrole et des ressources naturelles.

Des projets internet peuvent être aussi un excellent moyen de blanchir/noircir/sortir de l'argent de Russie car pour certaines fortunes, il vaut mieux avoir 50 sous sécurisés aux USA que 100 sous en Russie où on ne sait jamais ce que peut inventer l'état si une fortune a été faite en débordant trop de la route officielle ;-). Attention sur certains projets à en être conscient.

Udache !

Commentaires sur: Internet, web et e-commerce en Russie

Je ne qualifierais pas ozon de réussite puisque ça perde de l'argent depuis sa création ;-) Avant d'être dirigé par la personne que vous citez, ozon a été dirigé par Bernard Lukey, un suisse ancien de Nestlé et encore avant a été fondé entre autres par un français très malin qui est encore en Russie et est lui à l'origine de nombreux sites très bien revendus ou très profitables. Il a compris 2 choses essentielles: le mieux est l'ennemi du bien et rester discret ;-)

Rédigé par : PM | 8 sep 2012 19:29:20

Excellent article, merci

le web russe domine effectivement le web européen. Vous connaissez sûrement Ozon.ru, équivalent d'Amazon en Russie.

Le site fait un carton et il est dirigé par une femme Directeur Générale ET française, une belle succès story franco-russe. :)

En connaissez-vous d'autres ?
Merci encore,

Rédigé par : Thomas Béguin | 8 sep 2012 16:04:34

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