Loic Le Meur découvre les start-up sans investisseurs !!

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Start-up La crise a des effets pédagogiques surprenants.
Depuis sa naissance le mot "start-up" a eu comme frères et soeurs les mots et expressions "investisseurs", "levée de fonds", "business angels". "Start-up" visitait très très rarement les très éloignés cousins de la famille "se débrouiller pour avoir des dépenses inférieures aux entrées", cousins qui vivent dans le pays "ce sont les clients qui sont la première source de financement d'une entreprise".
Dans beaucoup d'écoles de commerce où la mode est redevenue la "création d'entreprise" (assez pratique vues les prévisions sur la baisse de plus de 20% des embauches de cadres notamment chez les jeunes diplômés ..), les étudiants qui ont un projet de "start-up" cherchent des clients à leur temps perdu.
Leur principale occupation est en effet d'arriver à convaincre des INVESTISSEURS de mettre de l'argent sous la menace de power point et d'excel.
Un épicier déboulant dans l'une de ses rencontres aurait vraisemblablement des hallucinations en entendant des jeunes prêts à partir à la plage dire à des investisseurs potentiels qu'il faut mettre x centaines de milliers d'euros et même de millions car le projet est fantastique, scalable et que eux sont "à fond", "motivés" et qu'il faut qu'ils paient leurs études, leur logement et leur futur salaire niveau Elysée de maintenant.
"Investisseurs, faites nous vivre !"  a remplacé le désormais has been "Investissez dans le projet" des first tuesday ;-)
Tout ça est d'ailleurs renforcé par d'ex-épiciers ou industriels qui eux ont peiné pour créer et développer des sociétés sur la seule base des rentrées d'argent de leurs clients mais qui, l'âge venant, préfèrent montrer la toute puissance de leur carnet d'adresses aux jeunes emplis de certitudes qu'ils aimeraient tant redevenir ...
Tout ça est aussi renforcé par le très débile système d'investissement ISF dont les inventeurs ont au mieux travaillé comme consultants dans des bureaux climatisés mais au grand jamais dans la réalité du 1+1=2
Combien de "jeunes pousses" sans aucune validité économique (rentrées d'argent des produits ou prestations vendues > dépenses) vivent uniquement sur les successives levées de fonds ISF, tant qu'on arrive à convaincre quelques riches d'aiguiller leurs chèques vers une chouette boîte en devenir (de préférence sur un sujet propre et à la mode) en échange d'un certificat pour les impôts et la possibilité de jouer au sponsor et au mécène lors des discussions dans l'environnement de la même strate sociale ?
Pour en revenir à Loic Le Meur, ce grand analyste de l'économie fait des piges dans le magazine Management et pour ce numéro d'été (consacré peut-être par l'effet d'un lapsus révélateur au culot avec nanard en couverture) le grand Loic Le Meur (+ d'1m90) écrit en dernière page sur le "bootstrapping" (notre système D d'après lemeurpedia mais tellement plus cool avec strapping et boot ;-)) en expliquant que la Californie est vraiment extraordinaire car les gens y ont inventé l' aide entre eux !
Les start-ups se rendent des services entre elles et gratuitement !!! (A tous les coups Loic Le Meur doit avoir écrit cette pige gratuitement pour Management) et vous savez quoi ?
"le système D pourrait faire tâche d'huile, au grand dam des capital-risqueurs: le jour où il daigneront investir de nouveau, bien des entrepreneurs de la vallée auront appris à se passer de leur argent. En plus, cela leur évitera d'ouvrir leur capital et leur permettra de garder à 100% le contrôle de leur bébé !"
Ce n'est pas énorme ça ? Loic Le Meur (défini par ailleurs sur la page de management comme "consultant en capital-risque") dit que NA !, les capital-risqueurs, y veulent pas investir hé ben tant pis on peut se débrouiller sans eux NA! NA! NA!
En Octobre 2008, Loic Le Meur écrivait: Certaines (start-ups), comme Seesmic, ont levé suffisamment d'argent pour passer ce cap ..... Nous sommes en effet en mesure de tenir 3 ans sans réaliser de chiffre d'affaires (même si je compte bien en réaliser d'ici là!). Nous sommes donc dans une situation très confortable.

En 9 mois, une nouvelle forme de pensée est donc née chez Mr Le Meur et Madame La Crise ! (c'est peut-être ça le WEB09 ;-))
Espérons que cet exemple si extraordinaire venant d'un garçon dont on dit qu'il aurait pu financer lui-même sa dernière société (et dont certains ne comprennent pas en France pourquoi les investisseurs US, réputés si durs dans les films, ne lui ont pas demandé de mettre tout son argent à lui pour prouver à quel point il était involved in the project) ouvrira la voie à d'autres renaissances de la logique et du bon sens, spécialement dans les écoles de commerce où les cours de comptabilité et de création ou de reprise d'entreprise pourraient peut-être être un peu plus axés sur le compte de résultats et les encaissements des clients plutôt que sur le haut de bilan et les levées de fonds...
Est-il normal d'avoir des jeunes diplômés qui savent faire un business plan mais ne savent pas faire une facture ou ne comprennent rien à la TVA le client est étranger, dans ou pas la CE ou dans l'Outre-Mer ?

En ce qui concerne les capitaux-risqueurs, ces méchants qui ne financent plus, ils doivent être au plus mal puisque dédaignés eux qui ne daignent plus.
Heureusement, si ils suivent les conseils et oracles de Loic Le Meur, ils savent qu'ils seront sauvés par la mondialisation dont on ne se lasse jamais de relire la définition dans lemeurpedia (http://loiclemeur.com/france/2007/03/vive_la_mondial.html ou une version plus compréhensible ici http://loiquejemeur.blogspot.com/2007/03/vive-la-mondialisation.html ).

Commentaires sur: Loic Le Meur découvre les start-up sans investisseurs !!

Votre anayse est bonne ! Je sors moi meme d'ecole de commerce (ESCP Europe) et je me suis tout à fait reconnu dans votre description. A ma sortie de l'ecole, je savais monter un BP sans souci, mais impossible d'expliquer le systeme de TVA à l'international. Excellent exemple :)

Rédigé par : Julien | 24 juil 2009 22:19:31

ça fait plaisir de voir qu'il y a aussi du bon sens dans les têtes des entrepreneurs nés de/avec - avec/de l'internet.

Merci pour cette lecture très commerçante et terrienne de la logique et de la raison d'être d'une entreprise : ses clients !

Rédigé par : dB | 6 juil 2009 19:26:24

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