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Economie du web et de l'Internet


Previsions d' activité des fonds d' investissement français

Après les pronostics d’hier sur l’avenir de facebook et ses amis, voici encore quelques prévisions, cette fois-ci sur l’activité des fonds d’investissement français.

Ce baromètre est réalisé par Aelios Finance, un des sinon le principal leveur de fonds des enteprises en forte croissance et des entrepreneurs à Paris (avec le célèbre Pascal Mercier qui n’écrit sur son blog que lorsqu’il a vraiment quelque chose à dire ou du temps  mais donc les archives sont encore intéressantes !) (cliquez sur l'image ci-dessous pour voir le document en plein écran)


Open publication

Amazon poursuivi par le fisc japonais

Les autorités japonaises ont enjoint une filiale de ventes d' Amazon de payer environ 119 millions de dollars pour n'avoir pas déclaré des revenus pendant 3 ans.
Amazon Japon et Amazon Japan Logistics sont responsables des ventes et de la logistique au Japon mais les revenus ont été déclarés aux Etats-Unis par la société Amazon International.
Amazon (toutes sociétés confondues) voudrait que
l'affaire soit négociée entre les autorités fiscales américaines et japonaises, précisant que la fiscalité était "inappropriée".

Bizarre que la France, pourtant si prompte à fixer l'impôt ne fasse toujours rien dans ce domaine.
La TVA pose surtout de gros problèmes.
Si l'on prend par exemple le domaine de l'affiliation, pour un affilié fonctionnant en société, Affilinet, Effiliation, sociétés françaises, paient des factures TTC.
Zanox, société pourtant installée en France, refuse de payer des factures TTC émises par les affiliés sous prétexte que les factures sont émises à l'attention de Zanox Allemagne.
Pourtant la règle est simple; la TVA dépend du pays où a lieu la prestation et entre pays de la CE, la TVA facturée est celle du pays du prestataire, donc de l'affilié.
Interrogés, les impôts peinent à donner une réponse écrite au bout de 3 mois....

Avec Amazon, que se passe-t-il si un affilié français émet une facture TTC ?


Loic Le Meur découvre les start-up sans investisseurs !!

Start-up La crise a des effets pédagogiques surprenants.
Depuis sa naissance le mot "start-up" a eu comme frères et soeurs les mots et expressions "investisseurs", "levée de fonds", "business angels". "Start-up" visitait très très rarement les très éloignés cousins de la famille "se débrouiller pour avoir des dépenses inférieures aux entrées", cousins qui vivent dans le pays "ce sont les clients qui sont la première source de financement d'une entreprise".
Dans beaucoup d'écoles de commerce où la mode est redevenue la "création d'entreprise" (assez pratique vues les prévisions sur la baisse de plus de 20% des embauches de cadres notamment chez les jeunes diplômés ..), les étudiants qui ont un projet de "start-up" cherchent des clients à leur temps perdu.
Leur principale occupation est en effet d'arriver à convaincre des INVESTISSEURS de mettre de l'argent sous la menace de power point et d'excel.
Un épicier déboulant dans l'une de ses rencontres aurait vraisemblablement des hallucinations en entendant des jeunes prêts à partir à la plage dire à des investisseurs potentiels qu'il faut mettre x centaines de milliers d'euros et même de millions car le projet est fantastique, scalable et que eux sont "à fond", "motivés" et qu'il faut qu'ils paient leurs études, leur logement et leur futur salaire niveau Elysée de maintenant.
"Investisseurs, faites nous vivre !"  a remplacé le désormais has been "Investissez dans le projet" des first tuesday ;-)
Tout ça est d'ailleurs renforcé par d'ex-épiciers ou industriels qui eux ont peiné pour créer et développer des sociétés sur la seule base des rentrées d'argent de leurs clients mais qui, l'âge venant, préfèrent montrer la toute puissance de leur carnet d'adresses aux jeunes emplis de certitudes qu'ils aimeraient tant redevenir ...
Tout ça est aussi renforcé par le très débile système d'investissement ISF dont les inventeurs ont au mieux travaillé comme consultants dans des bureaux climatisés mais au grand jamais dans la réalité du 1+1=2
Combien de "jeunes pousses" sans aucune validité économique (rentrées d'argent des produits ou prestations vendues > dépenses) vivent uniquement sur les successives levées de fonds ISF, tant qu'on arrive à convaincre quelques riches d'aiguiller leurs chèques vers une chouette boîte en devenir (de préférence sur un sujet propre et à la mode) en échange d'un certificat pour les impôts et la possibilité de jouer au sponsor et au mécène lors des discussions dans l'environnement de la même strate sociale ?
Pour en revenir à Loic Le Meur, ce grand analyste de l'économie fait des piges dans le magazine Management et pour ce numéro d'été (consacré peut-être par l'effet d'un lapsus révélateur au culot avec nanard en couverture) le grand Loic Le Meur (+ d'1m90) écrit en dernière page sur le "bootstrapping" (notre système D d'après lemeurpedia mais tellement plus cool avec strapping et boot ;-)) en expliquant que la Californie est vraiment extraordinaire car les gens y ont inventé l' aide entre eux !
Les start-ups se rendent des services entre elles et gratuitement !!! (A tous les coups Loic Le Meur doit avoir écrit cette pige gratuitement pour Management) et vous savez quoi ?
"le système D pourrait faire tâche d'huile, au grand dam des capital-risqueurs: le jour où il daigneront investir de nouveau, bien des entrepreneurs de la vallée auront appris à se passer de leur argent. En plus, cela leur évitera d'ouvrir leur capital et leur permettra de garder à 100% le contrôle de leur bébé !"
Ce n'est pas énorme ça ? Loic Le Meur (défini par ailleurs sur la page de management comme "consultant en capital-risque") dit que NA !, les capital-risqueurs, y veulent pas investir hé ben tant pis on peut se débrouiller sans eux NA! NA! NA!
En Octobre 2008, Loic Le Meur écrivait: Certaines (start-ups), comme Seesmic, ont levé suffisamment d'argent pour passer ce cap ..... Nous sommes en effet en mesure de tenir 3 ans sans réaliser de chiffre d'affaires (même si je compte bien en réaliser d'ici là!). Nous sommes donc dans une situation très confortable.

En 9 mois, une nouvelle forme de pensée est donc née chez Mr Le Meur et Madame La Crise ! (c'est peut-être ça le WEB09 ;-))
Espérons que cet exemple si extraordinaire venant d'un garçon dont on dit qu'il aurait pu financer lui-même sa dernière société (et dont certains ne comprennent pas en France pourquoi les investisseurs US, réputés si durs dans les films, ne lui ont pas demandé de mettre tout son argent à lui pour prouver à quel point il était involved in the project) ouvrira la voie à d'autres renaissances de la logique et du bon sens, spécialement dans les écoles de commerce où les cours de comptabilité et de création ou de reprise d'entreprise pourraient peut-être être un peu plus axés sur le compte de résultats et les encaissements des clients plutôt que sur le haut de bilan et les levées de fonds...
Est-il normal d'avoir des jeunes diplômés qui savent faire un business plan mais ne savent pas faire une facture ou ne comprennent rien à la TVA le client est étranger, dans ou pas la CE ou dans l'Outre-Mer ?

En ce qui concerne les capitaux-risqueurs, ces méchants qui ne financent plus, ils doivent être au plus mal puisque dédaignés eux qui ne daignent plus.
Heureusement, si ils suivent les conseils et oracles de Loic Le Meur, ils savent qu'ils seront sauvés par la mondialisation dont on ne se lasse jamais de relire la définition dans lemeurpedia (http://loiclemeur.com/france/2007/03/vive_la_mondial.html ou une version plus compréhensible ici http://loiquejemeur.blogspot.com/2007/03/vive-la-mondialisation.html ).

Taxes sur l'affiliation: Amazon ferme son programme dans certaines zones

Une petite bombe explose aux USA en ce qui concerne l’affiliation depuis quelques temps: certains états américains ont voté une taxe sur les ventes par affiliation. Concrètement, une société qui fait des ventes via des affiliés paie une taxe. Récemment, la Caroline du Nord l’a voté, ainsi qu’ Hawaï et Amazon a fermé son programme d’affiliation pour ces 2 états:

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Baisse des effectifs chez MySpace: flop du Web 2 ou encore plus de sous pour Google ?

MySpace a annoncé des réductions d’effectifs ! Ca craint donc dans le Web 2.0 puisque la seule société labellisée Web 2.0 profitable subit elle aussi la crise ! Ouille !

Le Monde annonce même la fin de la bulle Web 2.0 ! Les réseaux sociaux, la constitution et le renforcement de bandes grâce à la bande passante, la publication de tout (non, on n’ajoute pas “et de n’importe quoi” car c’est trop facile ), la mise en avant des liens plutôt que des choses, ne seraient pas l’eldorado annoncé ??

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Hadopi: Comment s' en sortir pour le gouvernement ?

Christine-albanelLa dérive gouvernementale consistant à mélanger le pouvoir exécutif, législatif et juridique a été stoppée par le conseil constitutionnel dans le projet Hadopi (On peut peut-être s’attendre à d’autres décisions dans ce sens).

Loin de toute considération sur piratage, téléchargement, les juges du conseil constitutionnel ont considéré que:

  • la loi Hadopi était contraire à la présomption d’innocence ("La loi était un peu folle, commente un constitutionnaliste. Elle disait : "Vous avez téléchargé illégalement. Non ? Prouvez-le !" On ne peut pas inverser la charge de la preuve." lien le Monde)
  • le droit de se connecter à Internet relève de la liberté de communication et d'expression (article 11 de la Constitution)

Christine Albanel (qui ne parle plus de démission alors qu’elle l’avait promis si la loi ne passait pas ) et le gouvernement peuvent maintenant soit passer en force (et ainsi montrer clairement qu’ils sont le jouet de lobby des producteurs et marchands du temple en 4x4, soit revoir la loi.

Un autre point crucial n’a pas été pour l’instant décortiqué par les institutions: QUI VA PAYER pour HADOPI ??

Tout le monde sait (quoi que quand on voit ça et ça, on commence à douter ) que l’envoi de mails, de courriers ainsi que les coupures et que la surveillance des réseaux (ya bon banania pour les milices du net) va coûter extrêmement cher (pas moins de 100 millions d’euros au minimum).

Personne ne sait en revanche qui va payer pour ça ?

Il serait logique de faire payer les producteurs et éditeurs qui ont réclamé cette loi ainsi que les Bruel et consorts qui applaudissent cette loi mais osera-t-on ?

Il est plus probable que la masse silencieuse des contribuables soit là aussi sollicitée une ofis de plus pour payer quelque chose qui apporte un bénéfice à une minorité bruyante et privée.

Personne ne sait non plus concrètement comment un fournisseur d’accès pourra couper Internet sans couper le téléphone et la télé à un abonné triple play… ce qui va causer un paradoxe extrêmement intéressant:

un type qui télécharge illégalement un film se verra privé de l’accès à la télé où il peut voir ce film légalement  une logique bien dans celle qui amène depuis quelques années tant d’argent à des intermédiaires du spectacle sans valeur ajoutée.

Audience des sites medias: bizarreries et mensonges de Mediametrie et de ses clients

Une énième fois (non pas de liens vers les précédentes éditions … pas le temps ... quand est-ce que Typepad invente un truc “articles relatifs” ?? ) Médiamétrie en publiant son audience des sites internet suscite une polémique et au moins des questions sur sa méthode de mesure.

Tout ça ne serait rien Médiamétrie, par on ne sait quelle grâce, a la faveur des annonceurs restés au 20ème siècle et dont certains continuent de payer de la pub aqu nombre de pages vues plutôt que de passer à des modèles vraiment plus efficaces pour eux et moins cher comme Google Adsense ou l’affiliation.

Bref, Médiamétrie dans son “rapport” d’avril (téléchargeable ici) publie l’audience des sites, dont ceux de contenus et quelques données sur les mots les plus recherchés.

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Qui possede le " Social Customer" ?

Who-owns-social-customerLes réseaux sociaux sont tellement vagues que même les marchands et les actionnaires de certains systèmes ne savent pas vraiment qui possède quoi (et même quoi est quoi ?).

Forcément au bout d’un moment des questions concrètes se posent.

L’arrivée bizarre de Yuri Milner (et de ceux qui tirent les ficelles derrière lui) dans Facebook pose la question de la valeur de ces “réseaux”.

L’impact réel des réseaux sociaux n’est pas connu dans le monde commerçant (comme d’ailleurs n’a jamais été connu l’impact des forums et autres anciennes appelations des “réseaux sociaux”… qu’est-ce qu’un facebook ou un twitter sinon que de la novlangue appliquée à l’ancien mot “forums” hein ? )

Bref, le magazine CRM (Customer Relationship Management) s’est demandé  “Qui possède le Social Customer”  Who owns the Social Customer ?

Comme il s’agit d’un magazine anglo-saxon, tout est en ligne gratuitement  sur

http://www.nxtbook.com/nxtbooks/crmmedia/crm0609/index.php?startid=Cover1&WidgetId=null&BookId=58fbd4bbfb0a37e7599b07167534f52d#/0

(lire aussi Conversations des consommateurs sur Internet : ce qui change pour les marques  )

Ebuzzing abuse - t - il les blogs, les annonceurs ou lui-meme ?

Nos amis d' ebuzzing (lire Les conditions bizarres d' ebuzzing ), sans doute titillés par le démon du printemps, sont de plus en plus bizarres avec les annonceurs et les blogs qu'ils ont comme "clients" ou plutôt respectivement comme pompes à fric et à audience.

Revenons il y a quelques mois de ça, aux temps bénis où ebuzzing fonctionnait bien.

Tout d'abord, ebuzzing a proposé les articles sponsorisés rémunérés. Pour une somme allant en général de 20 euros à 50 euros, on avait un brief à transformer en article (quelques inversions de phrases et de mots et le tour était joué).

Ensuite ebuzzing lança les "vidéos". En général une visualisation de vidéo rapportait 0,05 euros.

Rapidement les gros malins à fort trafic (voir classement criteo ) se sont aperçus qu' on pouvait mettre les vidéos ebuzzing dans CHAQUE article du blog (par exemple entre le titre et le corps de l'article).

Cette pratique n'est pas interdite par les conditions d' ebuzzing et rapporte un paquet. Imaginons un blog à 20000 pages vues par jour (un minimum pour les 10 premiers du classement criteo) et voilà qu' UNE SEULE VIDEO ebuzzing rapporte 20000 x 0,05 = 1000 euros.

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Google Ad Planner ou la fin de certaines agences de rp et pub

La mode est à la critique de Google qui prend de plus en plus de place et d’espaces (pas seulement publicitaires). Avec Android qui débarque près de vos oreilles et bientôt sur des mini PC (ACER notamment va fabriquer un ordinateur avec Androïd), Google étend, étend, étend son empire.

Certains pensent même qu’il faut éviter de mettre tous ses oeufs dans le même panier et de relier tous ses outils Google à un seul et même compte (Al Carlton — Gagner beaucoup d' argent avec un blog ).

La principale révolution que met en place Google en ce moment n’est pas, à notre humble avis, dans Android ou autres trucs portés sur les pages médias. La grosse révolution Google qui va battre les cartes du web est Google Ad Planner.

En résumé rapide, Google Ad Planner va permettre à n’importe qui de faire son plan média, c’est à dire de choisir les sites, les blogs, les pages web où faire de la publicité. “permettre de choisir” .. Google VOUS le propose avec des outils tels qu’il ne vous faudra bientôt plus d’outil de statistiques pour tout connaître sur votre site.

Une des fonctionnalités de Google Ad Planner est de fournir gratuitement et à tout le monde (donc à n’importe qui) des infos très précises sur l’audience d’un site.

Ca en est donc fini du pipeau, de la flute, des tambours et de la musique auto-orchestrée sur l’audience d’un site.

Ca en est donc fini aussi des agences de pub ou de rp dont le “travail” était de choisir pour un annonceur les sites les mieux adaptés à sa pub. l’annonceur pourra tout faire lui-même.

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