Monde des non liens hypertextes, histoire de la musique et du web

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Une nouvelle période semble s'ouvrir dans le contenu web et le SEO: la période post Panda et Penguin, la période non liens.

Au début du web pour tous, le lien était LE moyen simple de naviguer de pages en pages pour découvrir quelque chose, aller souscrire ou acheter un service ou un produit, aller jouer en ligne ou autre activité.

L'algorithme de Google, symbolisé pour le webmaster de base par le Pagerank était basé sur le lien.

Obtenir un maximum de liens vers ses pages (par abus de langage vers son site web) était le but de tout webmaster qui commençait à s'intéresser au référencement.

Le Pagerank d'une page web était grosso modo une constante (histoire de ne pas avoir un page rank nul) + la somme des pageranks des pages qui redirigeaient vers elle, chacun de ces pagerank étant divisé par le nombre de liens sortant de cette page où était le lien.

Avec l'augmentation exponentielle du contenu web, le fait que le lien entrant n'était pas forcément synonyme de "bon" contenu (regardez là, beurk), le fait que "pas de lien" n'était pas synonyme de mauvais contenu et aussi (à mais à moindre importance malgré ce qu'en disent les egos des "spécialistes" SEO qui y croient) le nombre de liens artificiellement créés, Google a baissé l'importance des liens entrants.

D'une part l'algorithme de Google a progressé pour s'affranchir du CONTENANT au profit du CONTENU (si avant un site avec une "belle" infrastructure était avantagé par rapport à un sapin de Noël au contenu difficilement trouvable pour un moteur, ce n'est plus vrai car le moteur trouve tout .. même si souvent, un bon contenu va de pair avec une structure propre et solide .. mais l'inverse est moins vrai) et d'autre part, Google s'est aperçu que ses clients, les internautes, allaient chercher via des requêtes + compliquées d'où lé nécessité de proposer d'autres contenus (les gens allaient de plus en plus dans les pages 2 ou 3 ou 4 des résultats ce qui est un indice de non qualité pour Google .. qui alors modifie son algorithme)... Rappelez vous les statistiques passées du "web caché" ..

Et puis bien sûr, l'explosion de l'utilisation des réseaux sociaux qui eux ne sont basés QUE sur les liens pour "référencer" du contenu a forcément bougé Google qui ne pouvant pas aller vers le "tout lien" est allé un peu vers l'autre bord.

Oublions ce qui précède pour reparler des "délires" de la presse classique française qui veut faire payer Google pour référencer mais aussi lui RENVOYER des visiteurs via des liens ET des irlandais qui veulent maintenant faire PAYER un lien renvoyant vers LEUR contenu..

Complètement débile et absurde dit-on en première approche.

Soyons bons et sympathiques pour se dire que les patrons de presse et décideurs ne sont pas tous idiots ;-)

Peut-être que certains se disent que c'est le bon moment (ou le DERNIER moment) pour tenter d'échapper à la toute puissance de Google, Facebook et Twitter qui concrètement sont devenus LES MEDIAs au sens premier du terme (Cinq sociétés US contrôlent l’accès à l’info ).

La blogosphère ou plutôt l'ensemble des sites web "de contenu" peut il remplacer les medias classiques pour les internautes ?

Si demain, les medias classiques ne sont plus sur Google, les internautes continueront-ils à aller chercher de l'info sur Google ou iront-ils directement sur "leurs" medias classiques qu'ils connaissent "en dehors" du web ? (sachant que Google sert aussi dans près de 30% des cas de navigateur donc que quelqu'un qui veut aller sur le Figaro, tape figaro dans Google pour y aller .. et que cela pose un problème d'audience pour Google -mais audience bien monétisée ou pas ? - mais aussi pour les medias classiques qui ne peuvent pas empêcher de l'info "publique" d'être publiée ailleurs ..  et on comprend peut-être alors tout le sens du Knowledge graph de Google ;-)) cf à ce sujet  Comment enlever ou changer une information de google knowledge graph  )

Ces tentatives sont peut-être aussi une sorte de fin de cycle de l'audience. Jusqu'à présent l'audience web était comme l'immobilier ou la bourse. La théorie admise voulait qu'elle monte, monte, monte sans arrêt.. et tous les modèles économiques étaient plus ou moins basés sur, entre autres, cette hypothèse..

Mais depuis plusieurs mois et années, l'audience stagne ou baisse. On accuse Pande ou Penguin mais le problème est autre.

De plus en plus de contenu (croissance exponentielle du contenu) et beaucoup moins de disponibilité des internautes. Leur nombre croit lentement et au maximum linéairement.

Leur temps passé sur le web n'augmente pas et est mangé par le contenu vidéo (on rigolera quand des gens sérieux publieront de vraies statistiques sur l'utilisation des tablettes, en détaillant l'utilisant "télé" et l'utilisation "web" ;-)) et discussette (mail, chat sur facebook et autres).

Une nouvelle génération, élévée DANS le net arrive aux postes de commandes des medias classiques. Et cette génération sait ou comprend de plus en plus que le modèle publicitaire classique ne PEUT PAS MARCHER avec un media classique (pages trop coûteuses à produire, contenu non optimisé pour le référencement naturel et non optimisé pour l'intérêt réel des gens, etc.. cf  Presse en ligne et faux business model et Fermes de contenus: business plan et métriques et Le vrai problème des medias classiques sur Internet: le coût de production de la page web ) même quand le modèle est transposé sur le web comme  Webedia, PureMedias, PurePeople, PureTrend, PureShopping, PureFamille, PureSaveurs, PureSweetHome et autres (qui d'ailleurs vient de voir sa déclinaison en Russie capoter par manque de rentabilité).

Bien sûr pour l'instant, certains s'en tirent avec l'audience achetée (site under ou liens achetés) tant que le marché n'est pas efficient et que certains annonceurs paient plus cher que le coût d'achat de trafic mais cela n'est que temporaire.

La seule voie de sortie pour les medias classiques, si ils veulent garder leurs "journalistes" et leurs coûts, semble donc le modèle payant (à la Mediapart mais encore faudrait-il voir ce que Mediapart donnera une fois épuisé le filon "affaires sarkozy" car quel intérêt a Mediapart -et donc pourquoi et pour quoi payer- si le pouvoir est planplan sans saveur ni odeur ? ;-)) et la maximisation de la monétisation de l'audience existante.

Peut-être donc que certains des patrons de presse et décideurs font ce calcul en lançant des idées a priori débiles et délirantes ;-)

Si quelques unes de ces idées prenaient forme, on pourrait alors entrer dans une mode des non liens.

Imaginons ...

Cela créerait encore plus de revenus pour le modèle de pub Google puisque les seuls liens seraient sur certaines pages ceux de Adsense.

On imagine un post parler d'un article sur tel journal, sans lien, et affichant alors en pub "adsense" "contextuelle" un lien vers le journal qui aurait acheté de la pub sur Adwords ;-)) (et il serait obligé de le faire car sinon son concurrent parlant de la même affaire et peut-être sans le scoop récupèrerait l'internaute ;-))

On imagine le nombre de sites qui seraient hébergées dans des zones de droit "différent", rendant impossible une "poursuite" pour lien abusifs ;-)

Bref, on imagine toute une nouvelle sorte de contenu web et de façons de publier pour combler le "départ" des medias classiques du monde des liens.

En fait la période actuelle ressemble pour les medias classiques à la fin de la musique classique au début du 20ème siècle.

Certes, quelques compositeurs trouvèrent encore quelques voies (Comme le groupe des six par exemple) mais la période fut surtout le début des "nouvelles" musiques comme le Jazz, le Rock et ensuite la Pop, le Funk, la House, etc, etc..

La musique classique ne crée plus rien (sauf pour un tout petit cercle de super initiés, revendisautn d'aileurs une position très élitiste) et vit des interprétations (il est d'ailleurs marrant de constater que dans le débat sur la copie musicale et les pleurs des producteurs de musique, personne ne pense à leur parler du modèle d ela musique classique où les musiciens gagnent leur argent en se produisant dans des concerts et où le disque n'est qu'un support).

Jazz et Rock ont créé puis se classifient maintenant.

Pop and co vivotent de souvenirs.

D'autres styles sont même nés et sont morts sans souvenirs.

Mais tout ça est quand même une activité qui fait du bruit sonnant et trébuchant et les gens écoutent de la musique.

Les Medias classiques feraient peut-être bien d'étudier ce parallèle ... où Google, Facebook et twitter sont bien sûr les radios, télés et disques ..

 

 

 

 


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