Analyse des textes de défaite de Sarkozy et de victoire d'Hollande

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Toujours avec le même petit outil linguistique qui avait permis d' "analyser" quelques uns de leurs précédents textes (voir Analyse du texte des voeux de Nicolas Sarkozy

, Petite analyse du texte de François Hollande dans Libération

, Analyse du discours de Nicolas Sarkozy Villepinte 11/03

,Analyse du discours de François Hollande dans son meeting au Bourget

,Analyse du discours de Nicolas Sarkozy Marseille 19/02

), voici une petite analyse des textes de défaite de Sarkozy et de victoire d'Hollande (les textes intégraux de Sarkozy à la Mutualité et d'Hollande à Tulle sont après dans la note.

Pour le discours de Nicolas Sarkozy à la Mutualité, on trouve ceci:

Discours-sarkozy
C'est à dire quelque chose de très policé, neutre (un peu + positif que négatif), qui fait appel à beaucoup moins d'émotion que les habituels discours de Sarkozy.

En ce qui concerne le discours d'Hollande:

Discours Hollande
on trouve toujours les mêmes niveaux des différents choses remarquées par le logiciel avec tjrs cette constante de "overall cognitive words" qui tourne autour de 50 pour Hollande et cette fois-ci un "record" pour Hollande dans le "self-reference".

Entre Hollande et Sarkozy, toujours + de "big words" chez Hollande et à remarquer la quasi égalité entre les "positive et negative emotions".

L'instant ou la fonction les rend égaux ou finalement sont-ils pareils ? ;-)

Voici les textes intégraux de leurs discours.

Discours de Sarkozy à la Mutualité:

«La France a un nouveau président de la République, c'est un choix démocratique républicain, François Hollande est le président de la France et il doit être respecté.

J'ai beaucoup souffert que l'institution que je représente n'ait pas été respectée, ne donnons pas le mauvais exemple.

Je ne serai jamais comme ceux qui nous ont combattu. Nous aimons notre pays.

Je viens de l'avoir au téléphone et je veux lui souhaiter bonne chance au milieu des épreuves. Je souhaite de tout coeur que la France qui est notre pays, qui nous rassemble, réussisse à traverser les épreuves car il y a quelque chose de beaucoup plus grand que nous, c'est notre pays, c'est notre patrie, c'est la France.

Nous devons ce soir uniquement penser à la grandeur de la France.

Je veux remercier tous les Français pour l'honneur qu'ils m'ont fait de m'avoir choisi pour présider notre pays pendant cinq ans.

Jamais je n'oublierai cet honneur et dans la vie d'un homme.

C'est à moi de dire merci, car dans la vie d'un homme, présider la France c'est quelque chose que je ne pourrai jamais oublier, c'est un honneur immense.

J'ai essayé de faire de mon mieux pour protéger les Français des crises sans précédent qui ont ébranlé le monde pour que la France en sorte plus forte.

J'en ressors avec un amour de la France plus grand encore, plus fort encore, et avec plus d'admiration encore pour ce que les Français sont capables d'accomplir dans les situations les plus difficiles.

J'ai tout fait pour faire gagner les idées qui nous rassemblent, je n'ai pas ménagé ma peine, je me suis engagé totalement. Mais je n'ai pas réussi à convaincre une majorité de Français. Ensemble, nous avons fait une campagne inoubliable contre toutes les forces, et Dieu sait qu'elles étaient nombreuses contre nous.

Je porte toute la responsabilité de cette défaite. Je me suis battu sur la valeur de la responsabilité et je ne suis pas un homme à éviter les responsabilités.»

Discours d'Hollande à Tulle:

Mes chers concitoyens,

Les Français, en ce 6 mai, viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République. Je mesure l'honneur qui m'est fait et la tâche qui m'attend.

Devant vous, je m'engage à servir mon pays avec le dévouement et l'exemplarité que requiert cette fonction. J'en sais les exigences et, à ce titre, j'adresse un salut républicain à Nicolas Sarkozy qui a dirigé la France pendant cinq ans et qui mérite à ce titre tout notre respect.

J'exprime ma profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont, par leurs suffrages, rendu cette victoire possible.

Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années, d'autres, plus jeunes, ne l'avaient jamais connu. Certains avaient eu tant de déceptions, les mêmes tant de souvenirs cruels. Je suis fier d'avoir été capable de redonner espoir. J'imagine ce soir leur émotion, je la partage, je la ressens. Et cette émotion doit être celle de la fierté, de la dignité, de la responsabilité.

Le changement que je vous propose, il doit être à la hauteur de la France. Il commence maintenant. Aux électeurs - et ils sont nombreux - qui ne m'ont pas accordé leur suffrage, qu'ils sachent bien que je respecte leurs convictions et que je serai le président de tous. Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face. Il n'y a qu'une seule France, une seule nation, réunie dans le même destin.

Chacune et chacun en France, dans la République, sera traité à égalité de droit et de devoir. Aucun enfant de la République ne sera laissé de côté, abandonné, relégué, discriminé. Et la promesse de la réussite sera honorée pour l'accomplissement pour chacun, pour sa vie et pour son destin personnel.

Trop de fractures, trop de blessures, trop de ruptures, trop de coupures ont pu séparer nos concitoyens. C'en est fini. Le premier devoir du président de la République est de rassembler et d'associer chaque citoyen à l'action commune pour relever les défis qui nous attendent. Et ils sont nombreux, ils sont lourds.

Le redressement d'abord de notre production pour sortir notre pays de la crise, la réduction de nos déficits pour maîtriser la dette, la préservation de notre modèle social pour assurer à tous le même accès aux services publics, l'égalité entre nos territoires - je pense aux quartiers de nos villes et aux départements ruraux -, la priorité éducative - l'école de la République qui sera mon engagement -, l'exigence environnementale, la transition écologique que nous devons accomplir, la réorientation de l'Europe pour l'emploi, pour la croissance, pour l'avenir.

Aujourd'hui même, où les Français m'ont investi président de la République, je demande à être jugé sur deux engagements majeurs : la justice et la jeunesse. Chacun de mes choix, chacune de mes décisions se fondera sur ces seuls critères : est-ce juste ? Est-ce vraiment pour la jeunesse ?

Et quand, au terme de mon mandat, je regarderai à mon tour ce que j'aurai fait pour mon pays, je ne me poserai que ces seules questions: est-ce que j'ai fait avancer la cause de l'égalité ? Est-ce que j'ai permis à la nouvelle génération de prendre toute sa place au sein de la République ?

J'ai confiance en la France, je la connais bien. J'ai pu autour de cette France-là, que j'ai visitée, que j'ai rencontrée, mesurer à la fois les souffrances, les difficultés de bien trop nombreux de nos concitoyens et en même temps, j'ai pu relever tous les atouts, toutes les forces, toutes les chances de notre pays. Je nous sais capable, nous peuple de France, de surmonter les épreuves, de nous redresser, nous l'avons toujours fait dans notre histoire, nous avons toujours su surmonter les épreuves, nous y réussirons encore pour les cinq ans qui viennent.

Les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité, la dignité humaine, l'égalité aussi entre les hommes et les femmes, la laïcité. Tout cela, c'est autant de leviers pour nous permettre d'accomplir la mission qui est la mienne. J'ai évoqué tout au long de ces derniers mois le rêve français, il est notre histoire, il est notre avenir, il s'appelle tout simplement le progrès, la longue marche pour qu'à chaque génération, nous vivions mieux.

Ce rêve français qui est celui que vous partagez tous de donner à nos enfants une vie meilleure que la nôtre. C'est ce rêve français que je vais m'efforcer d'accomplir pour le mandat qui vient de m'être confié.

Mais aujourd'hui même, responsable de l'avenir de notre pays, je mesure aussi que l'Europe nous regarde, et au moment où le résultat a été proclamé, je suis sûr que dans bien des pays européens, cela a été un soulagement, un espoir. L'idée qu'enfin l'austérité ne pouvait plus être une fatalité, et c'est la mission qui désormais est la mienne, c'est-à-dire de donner à la construction européenne une dimension de croissance, d'emploi, de prospérité, bref, d'avenir, et c'est ce que je dirai le plus tôt possible à nos partenaires européens et d'abord à l'Allemagne, au nom de l'amitié qui nous lie et au nom de la responsabilité qui nous est commune.

Mesdames, messieurs, chers concitoyens, nous ne sommes pas n'importe quel pays de la planète, n'importe quelle nation du monde, nous sommes la France. Et, président de la République, il me reviendra de porter les aspirations qui ont toujours été celles du peuple de France, la paix, la liberté, le respect, la capacité de donner au peuple le droit aussi de s'émanciper de dictatures ou d'échapper aux règles illégitimes de la corruption.

Eh bien oui, tout ce que je ferai sera aussi au nom des valeurs de la République partout dans le monde. Le 6 mai doit être une grande date pour notre pays, un nouveau départ pour l'Europe, une nouvelle espérance pour le monde.

Voilà le mandat que vous m'avez confié. Il est lourd, il est grand, il est beau. J'aime mon pays, j'aime les Français et je veux qu'entre nous, il y ait cette relation, celle qui permet tout et qui s'appelle la confiance.

Enfin, avant de vous quitter - mais je reviendrai - je veux saluer tous ceux qui m'ont permis d'être ce que je suis aujourd'hui : ma famille, ma compagne, mes proches, tout ce qui fait finalement la force d'âme d'un homme ou d'une femme au moment où il brigue une grande responsabilité, et là, au moment où je vais l'exercer.

Je salue aussi les forces politiques, le mouvement que j'ai dirigé. Je suis socialiste, j'ai toujours voulu le rassemblement de la gauche mais, plus largement, le rassemblement de tous les républicains. Et je salue les humanistes qui ont permis aussi notre victoire ce soir.

Enfin, je salue mon département de la Corrèze. Je vous dois tout, vous m'avez toujours apporté vos suffrages, et encore pour cette élection, je pense que nous serons le département qui m'a donné le plus, non pas en nombre, mais en ampleur par rapport à la population. Je salue ma ville de Tulle, la ville que j'ai dirigée, là où nous sommes. Vous m'avez permis par la légitimité du suffrage de pouvoir convaincre aujourd'hui tous les Français.

Mais désormais, je suis au service de la France et je suis mobilisé dès à présent pour réussir le changement. Telle est ma mission, tel est mon devoir. Servir, servir la République, servir la France, servir au-delà de nous-mêmes, servir les causes, les valeurs que, dans cette élection, j'ai portées et qui auront à être entendues ici en France, et partout en Europe et dans le monde.

Vive la République et vive la France !


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