Fermes de contenus: business plan et métriques

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Les fermes de contenus sont à la mode. Wikio a annoncé son "projet" avec une grosse levée d'argent et "Comment ça marche" s'y met aussi (voir article de Nicolas Rauline dans les Echos http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/tech-medias/actu/0201017417601-les-fermes-de-contenus-a-la-demande-se-lancent-a-la-conquete-du-marche-francais.htm ).

Contrairement à ce qui est souvent annoncé, la production de contenu POUR le web n'est pas une nouvelle idée.

Beaucoup de sociétés (dont Tubbydev ;-) c'est d'ailleurs notre principale activité depuis que les gens comprennent qu'un site n'est qu'un outil au service du contact donc de l'audience)  produisent du contenu pour des associations, des sociétés, des sites internet, des magazines et groupes de presse, des usines afin d'augmenter leur audience naturelle et donc leur ventes, leur revenus publicitaires ou le nombre de leurs prospects.

Le business de la "ferme de contenus" doit reposer sur plusieurs choses.

La première est que "tout le monde en parle" n'est pas du tout une bijection de "tout le monde le cherche".

Le "buzz" n'est pas une garantie d'audience.

En analysant les nouvelles des principaux quotidiens depuis longtemps, nous arrivons à la conclusion terrible pour eux que dans le domaine de l'actualité, - de 15% de ce dont les journaux parlent intéresse vraiment la majorité des gens.

On peut bien évidemment attribuer aux journaux une fonction "éducative" mais il ne peut y avoir plusieurs "Le Monde" et cette fonction "éducative" et de "sélection de l'information" n'est pas compatible avec la recherche d'une grosse audience.

Exemple typique: la réforme de la santé voulue par Obama aux USA. Les journaux français en ont fait parfois leurs unes et beaucoup de pages mais c'est un sujet qui n'intéresse personne en France sur le net. Obama en général n'intéresse personne en France hormis une petite minorité intellectuelle parisienne à la limite moins importante en nombre que le nombre d'enfant ayant accès au net et croyant qu' Obama est l' âne de Shreck car ce dernier a la même voix que celle d' Obama aux Guignols de l'info.

Revenons à la ferme de contenus du côté du client:

1- ai-je besoin d'audience naturelle, cad d' internautes qui viennent par les moteurs de recherche (Google en France)

2- d'où viennent mes actuels "visiteurs" ? (audience achetée sur Adwords ou autre, pub "classique", connaissance de mon nom sur Internet, etc ??)

3- mon audience "achetée" ou de "réputation" coûte-t-elle + cher qu' une audience "naturelle" ? (il est des cas où l'audience "achetée" a un coût plus faible)

4- que vais-je proposer à mes visiteurs en audience naturelle (un des principaux problèmes: le gars arrive sur une page et ensuite fait quoi ??? il se gratte ? Il télécharge un document ? il envoie un mail ? il appelle un numéro .. ou il retourne voir autre chose ??? -- entre autres possibilités: le contenu produit par la ferme peut servir de produit d'appel opur du contenu produit en interne, peut-être très intéressant mais pas assez "google friend" )

5- ai-je les moyens en interne de créer du contenu web pour attirer de l'audience naturelle sans que ça me coûte + cher que le bénéfice de cette audience naturelle ?

Du côté de la "ferme de contenus", d'autres questions se posent:

- quelle est l'audience naturelle que je peux faire gagner à mon client (quel est le potentiel des visites sur son secteur et business de par les requêtes faites sur Google à son sujet, en rétrécissant ou élargissant le scope initial ) ?

- quelles sont les limites de ce qu'on peut écrire ? (anecdote: une marque de prêt à porter refusait qu'on parle de l'animal emblématique qui la désigne, comme autre chose qu'un "créateur" .. dur dur ..)

- sur quels sujets d'actualités vais-je pouvoir rebondir pour faire du "cadrage débordement" ?

- comment faire comprendre à mon client, le cas échéant, que son sujet et ses mots n'intéressent pas grand monde et qu'il faut soit avoir de petits objectifs soit élargir le "scope" ?

- comment vais-je facturer le client (à la note - ce qui est réducteur puisqu'avant d'écrire il faut analyser, surtout après le lancement .. au temps passé ... à la performance .. au partage de revenus publicitaires ? .. A partir de quand mon travail sera plus cher que son trafic équivalent acheté ?)

- sur quels délais va-t-on s'engager ?  (combien de temps pour amorcer, combien de temps pour performer, combien de temps pour stagner ?)

- dois-je former le client à écrire ?

- sur quel support vais-je écrire ? (sur le support du client qui si ça se peut est "anti-google"  - peut-être un audit à faire -->Exemple d' audit de site Internet pour améliorer le référencement naturel et SEO-ou sur un support monté spécialement ou sur un sous domaine où mes pages produits seront cachées en frontal)

- quelle proportion de contenu de fond, quelle proportion de contenu d'actualités ? (= endurance vs fractionnés)

Toutes ces questions n"ont pas de réponses absolues car celles-ci dépendent du secteur, du contexte, du moment de l'année (hé oui, tout influe) et bien sûr du budget.

Chez le client, la "ferme de contenus" a des ennemis:

- le département IT qui en général a du mal à accepter que des pauvres trucs gratuits comme wordpress aient + d'audience et d'efficacité que le mega CMS monté ou acheté très cher ou qui a du mal à accepter d'être de simples techniciens au service du contenu (content is king, not ? ;-))

- les rp/journalistes/créatifs qui découvrent que le prospect sur Internet se fout un peu de ce qu'ils font; les RP ont peur pour leur budget (et leurs agréables moments de brainou bain storming, les journalistes ont du mal à comprendre que ce qui les intéresse ou intéresse leur patron -pour qui ils écrivent, n' intéresse pas ce &""#à@@ d' internaute; les "créa" ont du mal à voir des pages "moches pas belles sans design" être beaucoup plus vues que celles qu'ils ont montées

- les spécialistes du secteur qui se sont construits un langage, un wording, des référents et découvrent que si ils continuent à utiliser les mots de LEUR secteur, ils n'attireront pas de NOUVEAUX client, prospects qui souvent utilisent d'autres mots .. (exemple: si vous êtes dans le "management de transition", et que vous passez votre temps à expliquer que ce n'est pas de l' "interim cadres", il va falloir comprendre que beaucoup de prospects cherchent sur Google "interim cadres" ;-)); si vous êtes dans la mode et que vous kiffez suir la dernière création de misumoto kiragashi, il va falloir comprendre qu'il n'intéresse personne en france à part vous et 15 hayy few people invités au cocktail super VIP des RP de la marque où un des mais du patron a investi; pire encore, vous travaillez dans un magazine et vous vous apercevez que le changement de patrons dont parlent les journaux intéresse moins les gens que les oops de Victoire de Plus Belle la Vie ;-))

Au service de la ferme de contenus, des outils gratuits comme Google Insight, Google Ad planner, Google suggestion de mots clés, Webmaster google Tools, Foxy SEO ou Semrush (voir notamment  Tout savoir des sites web concurrents : mots cles, adwords, provenance du trafic etAutre outil de SEO: Foxy SEO Tool).

Toutes les réponses aux questions qui précèdent doivent se baser sur des métriques et des données chiffrées.

Le business de la "ferme de contenus" n'est pas un business de marketing ou de communication mais plus que tout autre sur le net un business de chiffres. 

Le vrai problème des medias classiques sur Internet: le coût de production de la page web

et c'est pareil pour les fermes de contenus.

J Rosselin indiquait hier dans un tweet qui linkait l'article des Echos : L'avenir de l'info ? Des mecs payés 5€ par article qui écrivent sur les thèmes les + cherchés sur Google #deprime

Le problème est que dans les modèles "montés" actuellement par wikio et comment ça marche, le coût de la page est supérieur.

Peut-être que le "pigiste" est payé 5 euros la page mais toute l'organisation autour, les filtres et le falbala augmentent le coût et le rendent incompatible avec le "bon" prix de production d'une page.

D'abord qu'est-ce qu'une page ?  10-15 lignes de texte ou 2 lignes et une vidéo ou 10 images et 5 mots clés ?

Si les monteurs de business qui passent dans les journaux avaient étudié de près les modèles américains dont ils disent s'inspirer, ils auraient appris beaucoup plus de choses précises.

Une page web doit avoir un coût inférieur à 5 euros, tout compris (sauf le temps d'analyse des statistiques et du sujet "quoi écrire") MAIS ce coût est lissé.

Il y a des pages qui coûtent 40 euros car elles sont "intelligentes".

Il y a des pages "bêtes" qui coûtent 50 centimes car ce sont simplement de l' organisation d' information.

Il ne faut jamais oublier une des principales maximes de Google: Internet makes information available google makes information accessible

Des pages web qui "organisent" de l'information, c'est aussi de l'audience assurée et c'est complémentaire de pages de "fond" qui ne seront lues QUE si des pages "têtes de gondole" ramènent l' internaute.

Certaines pages servent à attirer l'internaute, d'autres à l'emmener plus loin.

Certaines pages sont faites pour les jeunes, d'autres pour les vieux.

Certaines pages sont faites pour ceux qui aiment les images, d'autres pour ceux qui aiment els vidéos et d'autres pour ceux qui aiment "socialiser".

Aux USA, les grosses fermes de contenus produisent beaucoup de contenu "pas cher" avec de l'externalisation du copier/coller en Inde ou par des outils aussi simples que Google Translate (on prend l'article initial en anglais, on le traduit automatiquement en français et on traduit le résultat dans l'autre sens en anglais .. ça donne une copie "changée" qu'il faut juste nettoyer en 1 minute maximum donc une page web "pas cher" ;-)) ou par d' autres trucs.

Pour toutes ces raisons, si le "busines model" réel de wikio et comment ça marche en "ferme de contenus" correspond vraiment à ce qui est écrit dans les journaux, il ne marchera pas (on ne peut pas avoir un business sain de "ferme de contenus" en commençant par investir de l'argent; la femre de contenus doit être rentable dès la première phrase !).

Si vous êtes client d' une ferme de contenus, demandez d'abord aux gens qui vous proposent un service leurs PROPRES réalisations. Quelqu'un qui n'a pas ses propres supports ne comprendra au mieux que pendant un mois comment écrire sur le web.

(c'est d'ailleurs la même chose pour les "agences de référencement", demandez aux intervenants leurs sites ou blogs personnels et vérifiez-en le "référencement" sinon vous tomberez entre les mains de types qui sont dépassés ou qui croient faire illusion avec seulement une invasion de liens entrants .. mais le référencement efficace, ce n'est pas ça -->Facteurs de ranking et de position de Google)

Vérifiez aussi que ce sont des gens axés sur les mesures et pas uniquement sur les mots (exigez l'accès aux métriques !!).

Une heure de travail dans le business de la ferme de contenus, c'est 30 à 40 minutes d'analyse et 20 à 30 minutes d'écriture.

Quand nous avons démarré cette activité, nous avions déjà une dizaine de sites et de blogs.

Fin 2010, nous en avons presque 40 à nous, ce qui nous permet d'entretenir, de recruter, de former en permanence de nouveaux "spécialistes" et de déterminer en quoi ils sont bons et mauvais et donc de les faire travailler, quand il s'agit d'un contrat externe, en fonction de leurs capacités.

Voici pour finir quelques progressions d'audience (99% issue de Google recherche naturelle) pour des clients à budgets mensuels de 500 euros à 5000 euros, sur des sujets aussi variés que la finance, le conseil, la mode, le commerce, la santé (ouais d'accord, cette note est aussi de la pub ;-)). -statistiques prises aujourd'hui 22 décembre donc mois de décembre pas fini ;-)) -barre verte = pages vues; barre bleue = nb de vu-

Ferme contenus web
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  Stats-reg

 


Commentaires sur: Fermes de contenus: business plan et métriques

http://googleblog.blogspot.com/2011/01/google-search-and-search-engine-spam.html

Avec les declarations de Google c'est mal barre.

Rédigé par : Jules | 1 fév 2011 08:58:01

Bonjour, je ne sais pas si cela peut vous servir mais comme j’aime bien votre site je l’ai ajouté sur mon twitter, facebook, et digg-france, votre lien est là et ça peut attirer du monde http://www.digg-france.com

Rédigé par : boulet | 22 déc 2010 23:34:58

@Nicolas Chevallier: unité de chaque barre rajoutée. "ferme de contenus" n'est pas le contraire de segmentation ou de "niche", au contraire même. En ce qui concerne les gens "calés", un des pbs importants en langue française est que les gens "calés" utilisent des mots que n'utilisent pas les béotiens du domaine pour cherche de l'info sur le domaine. Notamment sur le web, où les "tauliers" ont toujours l'impression que les internautes sont comme eux alors que la population dont sont issus les "tauliers" n'a pas grandi depuis 5 ou 10 ans et que les nouveaux internautes sont soient des seniors, soient des jeunes avec d'autres idées soient des gens assez basiques.
@Emmanuel: la confusion vient du pruix de la page et du revenu. Les "fermes de contenus US ont un modèle où "prix de la page" est donné net de tout. En France où on adore les structures, le prix de la page explose de par la structure (sans compter que les gens parfois utilisent des Macs et des iPhone et des tables neuves ;-))
Aux USA, on lance un truc, on le fait rentable et ensuite on cherche EVENTUELLEMENT de l'argent pour se développer. En France, pas mal de bp du web commencent par une "levée de fonds" car les gens sont pour la plupart issus de formations marketing/commerciales et qu'on ne leur a appris que cette méthode (sans compter que le but premier de bcp de ces gens est d'abord de devenir riche, l'objet du business devenant secondaire).

Rédigé par : Tubby | 22 déc 2010 16:43:54

Ca commence aujourd'hui par des fermes de contenu, et puis on va vite redécouvrir que finalement la segmentation ca marche mieux, que finalement des gens calés dans leurs domaines c'est mieux que des "francophones", ...

PS : ils sont beaux les graphiques, mais quelle est l'unité pour chaque barre?

Rédigé par : Nicolas Chevallier | 22 déc 2010 16:03:39

Un bémol: en théorie les fermes de contenus vivent en "autarcie" sur la base des nano-revenus récoltés sur leurs pages. En pratique elles louent aussi ces contenus pour l'heberger sur des sites extérieurs renouant avec la bonne vieille syndication. Dans ce cas on peut envisager de ne plus être plafonnés par les 5 euros...

Rappelons aussi que la particularité des sites US est de baser tout ou partie de leur modèle de rétribution des auteurs comme une variable indexée sur les revenus. Il semble qu'on s'appuie plus sur une rémunération forfaitaire en France ce qui est étonnant et risqué vu les niveaux de revenus inférieurs en moyenne auxquels on peut prétendre ici.

Rédigé par : Emmanuel | 22 déc 2010 15:56:25

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